Ukraine/Russie - Extrait du point de presse du porte-parole

6 février 2015

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Le président la République hier avait parlé de l’intégrité territoriale de l’Ukraine comme d’une condition de principe de la proposition franco-allemande. Quelle est la position de la France sur cette question ?

Le président la République s’est prononcé hier lors de sa conférence de presse de façon très claire : « Nous ferons une nouvelle proposition de règlement sur le conflit lui-même. Il sera fondé sur l’intégrité territoriale de l’Ukraine et nous irons la discuter avec le président Porochenko aujourd’hui et, vendredi à Moscou, avec le président russe. Car le temps presse. Il ne sera pas dit que la France et l’Allemagne, ensemble, n’auront pas tout tenté, tout entrepris, pour préserver la paix. »

Quelle est la définition de ce terme « intégrité territoriale » ? Ça veut dire que les frontières restent telles qu’elles sont ?

Le terme d’intégrité territoriale est très clair. Nous avons par ailleurs toujours dit que nous soutenions les discussions en Ukraine sur les modalités d’organisation territoriale de ce pays pour aller vers une décentralisation poussée. Mais cette décision appartient aux Ukrainiens.

Il semblerait que le président Poutine refuse depuis plusieurs jours de parler avec son homologue ukrainien. Est-ce que c’est une évolution inquiétante ?

C’est bien pour relancer le processus que le président et la chancelière se sont rendus d’abord hier en Ukraine et se rendent aujourd’hui à Moscou.

On parle d’un attelage franco-allemand, mais si vous pouviez juste dire un peu plus sur le rôle des Etats Unis ?

C’est un conflit qui a lieu sur le continent européen : il est normal que les Européens soient des des acteurs essentiels de la recherche d’une sortie de crise. Le ministre s’était rendu à Kiev avec ses homologues allemand et polonais à un moment décisif il y a un an. Il y a eu par ailleurs depuis l’année dernière des rencontres régulières en format dit « de Normandie » avec les Allemands, les Russes et les Ukrainiens. Cela ne veut pas dire bien entendu que nos amis américains en soient exclus. Nous avons un dialogue étroit avec eux.

publié le 20/02/2015

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