Ukraine/Russie - Extrait de la conférence de presse du président de la République [uk]

18 septembre 2014

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Extraits

Mais les risques et les tensions ne sont pas loin de l’Europe. Les tensions sont à côté de l’Europe, aux frontières de l’Union, en Ukraine, où des principes essentiels ont été mis en cause : l’intégrité territoriale d’un pays, le principe d’intangibilité des frontières… Ce conflit a fait 2 600 morts, des centaines de milliers de déplacés, comme un retour de « Guerre froide ».

La France – avec l’Allemagne et je veux souligner combien ce partenariat a été précieux – a tenté depuis le 6 juin, c’était le 70ème anniversaire du Débarquement, une médiation. Nous avons toujours montré que nous étions prêts et nous avons toujours essayé de tenir les deux bouts. Nous n’y sommes pas parvenus.

Reconnaissons-le, pendant tout un temps, l’Europe a été conduite encore récemment à prendre des sanctions. Mais elle a dit clairement que ces sanctions seraient levées, si le processus de règlement de la crise était engagé et appliqué et le cessez-le-feu respecté. Ces sanctions coutent à la Russie. Ces sanctions coutent à l’Europe. Cette politique coûte à la croissance.

Pour les Mistrals qui devaient être livrés à la fin du mois d’octobre, j’ai dit que, dans les circonstances actuelles, ce n’était pas possible. Mais si le cessez-le-feu est respecté, si le processus de règlement est achevé, alors ils pourront être livrés et le contrat exécuté. Mais nous n’en sommes pas là.

Il est dans l’intérêt de tous, et de la Russie notamment, qu’une solution soit trouvée. Nous sommes prêts – la France, l’Allemagne – à la chercher et même à l’organiser, à travers ce qu’on appelle, pour reprendre le souvenir de ce qui s’est fait le 6 juin, le « format Normandie ». Je pense que c’est l’intérêt de l’Europe et je pense que c’est l’intérêt de la Russie. Parce que la Russie peut être, doit être, un partenaire de l’Europe.

publié le 29/09/2014

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