Situation en Ukraine (Q&R - Extrait du point de presse)

Paris, 30 juin 2014

PNG

Q : Le HCR estime à 54 000 personnes le nombre de déplacés internes, et à 110 000 personnes le nombre ayant quitté l’Ukraine de l’est en direction de la Russie, même si, toujours selon le HCR, la grande majorité de ces 110 000 personnes n’ont pas demandé formellement le statut onusien de réfugiés. La diplomatie française est-elle d’accord avec ces chiffres, et est-ce que Laurent Fabius a eu l’occasion de demander à John Kerry pourquoi il n’avait pas reconnu le chiffre de 110 000 réfugiés lors de son briefing à la presse du 27 juin ?

R : La France est préoccupée par la situation humanitaire en Ukraine qui affecte chaque jour davantage de civils.

Selon le Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies, compétent pour déterminer le statut des personnes ayant quitté leur pays, 54 000 personnes seraient actuellement déplacées à l’intérieur de l’Ukraine, en provenance notamment de Crimée et des régions de l’Est. 110 000 personnes auraient, d’autre part, passé la frontière vers la Russie dont 9 600 auraient sollicité l’asile en Russie.

Il ne nous appartient pas de confirmer ces chiffres. Le Haut-Commissariat pour les réfugiés, qui tire son mandat de la Convention de 1951 sur les réfugiés, est seul compétent pour déterminer le statut de ces personnes.

Q : Quels sont les arguments de la France en faveur de la poursuite de la trêve en Ukraine, alors que des terroristes lancent des attaques contre l’armée et, avec le soutien de la Russie, continuent de torturer des gens ou à les prendre en otage ?

La France souhaite la stabilisation de l’Ukraine et encourage toutes les initiatives en faveur d’un cessez-le-feu durable.

Lors de son entretien téléphonique d’hier avec la chancelière Merkel et les présidents Poutine et Porochenko, le président de la République a marqué l’importance d’avancées concrètes en vue de la stabilisation de la situation sécuritaire sur le terrain, de la prolongation du cessez-le-feu et de la mise en œuvre du plan de paix présenté par les autorités ukrainiennes.

Le président de la République et la chancelière ont rappelé clairement les attentes exprimées par le Conseil européen du 27 juin.

Le président de la République et Mme Merkel ont encouragé notamment les présidents ukrainien et russe à travailler à la mise en place d’un mécanisme de vérification, sous l’observation de l’OSCE, du cessez-le-feu et du contrôle effectif de la frontière, au retour sous contrôle des autorités ukrainiennes des trois postes-frontières pris par les séparatistes, à l’ouverture de négociations concernant la mise en œuvre du plan de paix présenté par le président Porochenko, ainsi qu’à la poursuite de la libération des otages.

publié le 04/07/2014

haut de la page