Russie - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France 2 » [uk]

Paris, 03/06/2014

(...)

Q - A la fin de la semaine, jeudi, il y aura le G7. Vladimir Poutine n’y sera pas. Est-ce que c’est une exclusion définitive ?

R - Pas nécessairement, mais il était normal que les pays du G7 marquent fortement le coup, si je puis dire, par rapport à l’annexion de la Crimée ; c’est ce que nous avons fait et je pense que nous avons eu raison de le faire. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a aucune relation avec M. Poutine. D’ailleurs, M. Poutine est invité aux cérémonies du Débarquement, ce qui est normal, historiquement.

Q - Il sera reçu par François Hollande.

R - François Hollande verra le président Poutine, le président Obama et d’autres présidents, comme M. Porochenko, le nouveau président de l’Ukraine. Moi-même, j’assisterai à ces entretiens et je me rendrai samedi à l’investiture du président ukrainien.

Q - Mais peut-on s’arranger avec Vladimir Poutine ? Est-ce qu’il y a une solution, une sortie de crise ?

R - La géographie est la géographie. Il y a l’Union européenne, il y a l’Ukraine et, à côté, il y a la Russie. Nous n’allons pas changer cela.

D’autre part, en France, il y a une tradition, depuis des décennies, d’une certaine forme d’accord avec la Russie. Nous avons donc des relations avec la Russie sur le plan historique et sur le long terme. En même temps, lorsqu’un pays annexe une partie d’un autre, c’est quelque chose, sur le plan international, qui ne peut pas être accepté./.

publié le 20/02/2015

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