OSCE : Intervention de M. Thierry Repentin

Intervention de Thierry Repentin
Ministre délégué aux Affaires européennes
Conseil ministériel de l’OSCE, les 5-6 décembre 2013 à Kiev

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[Extraits]

Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire général,
Mesdames et Messieurs les Ministres,

L’OSCE doit avoir une grande ambition en matière de sécurité globale.
Les trois dimensions définies dans l’Acte d’Helsinki – 1/ la sécurité politique et militaire, 2/ la sécurité économique et environnementale, et 3/ la sécurité humaine et les droits de l’homme, plus importants que jamais dans le contexte actuel – constituent un socle de valeurs communes.

Aujourd’hui, nous avons de bonnes raisons d’être confiants dans l’avenir de l’OSCE. Mais nous avons aussi le devoir de traiter, dans les années qui viennent, des questions plus difficiles qui parfois nous divisent. Il s’agit notamment du régime de contrôle des armements classiques en Europe, actuellement en crise.

La France continuera à soutenir pleinement ce processus au service de quatre objectifs :

  • Le premier objectif est d’obtenir plus de transparence et de contrôle dans le domaine des armements.
  • Le deuxième objectif est de renforcer le rôle de l’OSCE dans la résolution des grands défis internationaux.
  • Le troisième objectif est d’affirmer davantage le rôle de notre organisation dans les nouvelles questions de sécurité liées au développement de la mondialisation.
  • Le quatrième objectif, plus actuel et pertinent que jamais, est de poursuivre dans la voie de la protection des droits de l’homme.

S’agissant de la situation dans ce pays, nous prenons acte de la déclaration du ministre ukrainien des Affaires étrangères, M. Khozara, hier, appelant à un dialogue apaisé entre les autorités et les manifestants, au respect de la liberté de manifester et de la liberté de la presse, mais nous resterons vigilants sur l’application qui sera faite de ces principes fondamentaux, sur lesquels nous ne pouvons pas transiger.

Dans ce contexte, nous espérons vivement que ce Conseil ministériel sera en mesure d’adopter les quatre décisions proposées par la présidence ukrainienne dans le domaine de la dimension humaine, y compris sur la protection des journalistes.

Plus généralement, « la France estime que le renforcement de la dimension humaine et des institutions autonomes, comme le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme et la Représentante pour la liberté des médias, doit faire intégralement partie de l’agenda du processus « Helsinki+40 ».

- Lire son intervention dans son intégralité :
(PDF, 148.6 ko)

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Intervention de M. Thierry Repentin

publié le 06/12/2013

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