L’énergie nucléaire en France

Histoire du nucléaire en France

Le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) est créé en Octobre 1945, pour poursuivre des recherches scientifiques et techniques en vue de l’utilisation de l’énergie atomique dans les divers domaines de la science, de l’industrie et de la défense nationale. Il entreprend aussitôt la construction de plusieurs réacteurs d’essai, le premier d’entre eux, la pile ZOE, divergeant au Fort de Chatillon (actuel centre de Fontenay-aux-Roses), dans la région parisienne, le 15 décembre 1948.
En 1956 est mis en service à Marcoule le réacteur G1, premier réacteur français producteur d’électricité, d’une puissance de 40 MW. Deux autres réacteurs, G2 et G3, suivent en 1959 et 1960. Ils conduisent à la mise au point de la filière uranium naturel-graphite-gaz (UNGG), première filière choisie par la France pour son équipement en centrales.

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Le réacteur G1 à Marcoule

Suite à la construction des réacteurs de recherche sur le site de Marcoule, la France a poursuivi le développement de réacteurs nucléaires électrogènes dans la filière UNGG, sur les sites de Chinon (1963, 1965 et 1966), de Saint Laurent-des-Eaux (1969 et 1971) et du Bugey (1972), bien qu’à partir de 1962, le CEA ait construit un réacteur nucléaire expérimental, modéré à l’eau lourde et refroidi au gaz carbonique d’une puissance de 70 MW, raccordé au réseau en 1967.

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La centrale de Chooz dans les Ardennes

Tous ces sites ont été arrêtés depuis, et sont en cours de sortie d’exploitation, les sites sur lesquels ils sont implantés étant en cours d’assainissement. Suite au choc pétrolier du début des années 1970, la France a décidé de recourir massivement à l’énergie nucléaire, en lançant un programme ambitieux de construction de centrales. Celles-ci ont été construites de manière standardisée, en se basant sur la technologie REP développée aux USA.

Le nucléaire représente aujourd’hui la majeure partie de l’électricité produite en France et permet à la France de limiter sa dépendance énergétique. La loi fixant les orientations de la politique énergétique française du 13 juillet 2005 confirme le maintien du nucléaire comme principale source d’électricité en France même si elle encourage la diversification des filières de production de l’électricité à partir des énergies renouvelables (éolien-biomasse). Le CEA est, en plus de son rôle régalien, un acteur majeur de la recherche pour le développement de nouvelles technologies et d’innovations dans le domaine du nucléaire civil.
La durée de vie d’un tiers des centrales actuellement en fonctionnement arrivera à échéance vers 2020 et en prévision du renouvellement du parc nucléaire, la France se prépare à déployer des réacteurs de nouvelles générations qui répondent à des exigences de compétitivité économique, de protection de l’environnement et de sûreté renforcées. La France a lancé, en avril 2007, la construction d’un réacteur de troisième génération EPR à Flamanville dans la Manche dont la mise en service industrielle est prévue pour fin 2018.

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L’EPR en construction à Flamanville

Pour en savoir plus,télécharger la fiche du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie sur L’industrie nucléaire française (PDF, 170.7Ko)

Les chiffres clés du nucléaire en France

Les chiffres du nucléaire en France - PNG

publié le 31/03/2016

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