François Hollande : le massacre chimique de Damas ne peut rester sans réponse [uk]

Le président de la République a souligné le 27 août 2013 en ouverture de la XXIe conférence des ambassadeurs que « la communauté internationale ne peut rester sans réagir face à l’usage d’armes chimiques ».

JPEG Extraits de l’intervention :

« Au moment où je m’exprime devant vous, le monde est saisi d’effroi après la révélation de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie.(…)

Dois-je rappeler que ce conflit a fait déjà plus de 100 000 morts. Et qu’il se propage désormais à l’ensemble de la région. Au Liban par des attentats. En Jordanie et en Turquie par l’afflux des réfugiés. En Irak par le déchaînement de violences meurtrières. Cette guerre civile menace aujourd’hui la paix du monde.

Depuis un an, la France a agi. Elle fût à l’initiative de la Conférence des Amis du Peuple Syrien qui s’est réunie à Paris en juillet 2012. Elle fut la première à reconnaître en septembre dernier la coalition nationale comme représentante légitime du peuple syrien. Très vite, elle a prodigué à l’opposition les aides humanitaires et matérielles pour mener son combat.

Aujourd’hui, notre responsabilité c’est de rechercher la riposte la plus appropriée aux exactions du régime syrien, une fois achevée l’essentiel de la mission d’enquête des Nations-Unies.

Le massacre chimique de Damas ne peut rester sans réponse. La communauté internationale ne peut rester sans réagir face à l’usage d’armes chimiques. La France est prête à punir ceux qui ont pris la décision effroyable de gazer des innocents.

Ces derniers jours, j’ai multiplié les consultations avec nos alliés, notamment américains et européens, comme avec nos partenaires arabes, pour envisager toutes les options. Demain, je réunirai un Conseil de défense et le Parlement sera informé de la situation dans les meilleurs délais.

Par ailleurs, j’ai décidé d’accroître notre soutien militaire à la Coalition Nationale Syrienne, dans le respect de nos engagements européens.

Ce n’est qu’avec cette fermeté qu’une solution politique pourra un jour prévaloir en Syrie. »

Vidéo de l’intervention du président de la République

publié le 03/09/2013

haut de la page