Economie

Données économiques

PIB : 165,2 Mds USD (2011)

PIB par habitant : 3 120 USD (7 251 USD en parité de pouvoir d’achat) (2011)

Taux de croissance : 0,2 % (2012) ; 5,2% (2011)

Taux de chômage (au sens du BIT) : 7,9 % (2011)

Taux d’inflation : 4,6 % (2011)

Solde budgétaire : - 2,7 % du PIB (2011)

Balance des paiements : - 8,4 % du PIB (2012) ; -6,1 % du PIB (2011)

Dette publique : 36 % du PIB (2011)

Principaux clients (2011) : Russie (24 %), Turquie (4,5%), Italie (3,7%). CEI 38,3 % ; UE 27%

Principaux fournisseurs (2011) : Russie (35,3 %), Allemagne (8,3 %), Chine (7,6 %)

Part des principaux secteurs d’activité dans le PIB (2011) :
- agriculture : 9,8 %
- industrie : 32,3 %
- services : 57,9 %

Exportations de la France vers l’Ukraine (2012) : 1,058MdEUR (+17%)

Importations françaises depuis l’Ukraine (2012) : 539 M€ (-4,5%)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulat de France : Kiev

Communauté française en Ukraine : 1 085 personnes inscrites au registre (862 à Kiev)

Communauté ukrainienne en France : environ 30 000 personnes

Situation économique

L’Ukraine bénéficie d’un potentiel économique important : ressources minières et énergétiques, vastes et fertiles surfaces agricoles (« terres noires », 22% des terres arables en Europe), main d’œuvre qualifiée et peu coûteuse. L’Ukraine est également un pays industriel, le 8e producteur mondial d’acier. Les seuls produits sidérurgiques représentaient 27% des exportations en 2011, les produits minéraux plus de 12%. Le secteur agricole (20 % des exportations en 2011) est un avantage comparatif majeur. La croissance des années 2000 reposait cependant en grande partie sur des gains de termes de l’échange (prix des métaux / prix de l’énergie).

L’économie ukrainienne souffre de plusieurs handicaps : faible diversification, dépendance marquée à l’égard des cours des métaux et du prix du gaz importé, surendettement du secteur privé, environnement des affaires dégradé (137e sur 185 pays dans le classement « Ease of Doing Business 2013 » de la Banque mondiale ; 144e sur 176 pour l’indice de perception de la corruption de Transparency International en 2012).

L’Ukraine a été durement frappée par la crise de l’automne 2008 qui a stoppé net une décennie de croissance forte : +7.9% en 2007, +2.1% en 2008, récession de –15% en 2009. Le secteur bancaire n’a été sauvé de l’effondrement que par l’intervention des IFIs et l’effort de recapitalisation des filiales des banques étrangères. Les conséquences sociales de cette crise (chômage, baisse des salaires, endettement en devises) sont importantes.

Un accord de confirmation (« Stand by arrangement ») octroyé par le FMI dès novembre 2008 a permis au pays de passer la crise (10,5 Mds$ sur 16,5 Md$ ayant été décaissés). Suspendu en novembre 2009 pour non respect des conditionnalités, il a finalement été annulé. Un nouvel accord de confirmation de 14,9 Mds$ sur 29 mois a été octroyé en juillet 2010, qui a donné lieu à un déboursement immédiat de 1,9 Mds$. Depuis le printemps 2011, le versement d’une quatrième tranche a été suspendu en attendant que l’Ukraine poursuive la mise en œuvre les réformes demandées par le Fonds (relèvement du prix du gaz). Une mission du Fonds s’est rendue en Ukraine au début de 2013 pour négocier un nouvel accord.

Les perspectives macroéconomiques pour 2013 semblent peu prometteuses : croissance très faible, exportations pénalisées par la faiblesse de la demande en provenance de l’UE, effets négatifs des termes de l’échange (faible niveau du prix des matières premières exportées, niveau élevé du prix des hydrocarbures importés), faible croissance du crédit au secteur privé, risque de dévaluation pouvant avoir un fort impact dans un contexte d’importantes échéances de remboursement d’une dette publique libellée, pour moitié, en devises

publié le 12/08/2013

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