Déclaration de Paris pour la lutte contre le Sida - Signature par le maire de Kiev

Signature de la Déclaration de Paris par le maire de Kiev Vitaly Klitchko

Le 6 avril 2016, le maire de Kiev Vitaly Klitchko, en présence du ministre de la Santé Oleksandr Kvitachvili, l’Ambassadrice de France en Ukraine Isabelle Dumont, de l’ambassadeur des Etats-Unis Geoffrey R. Pyatt, ainsi que de Jose Zuniga, Président de l’Association internationale des Soignants du VIH/sida (IAPAC), et de Jacek Tyszko, représentant d’Onusida en Ukraine, a signé le texte de la Déclaration de Paris, adoptée en 2014.

Signature déclaration de Paris
Signature déclaration de Paris
Signature déclaration de Paris

La signature de cette déclaration revêt une importance toute particulière en Ukraine, où l’épidémie de sida est relativement importante. Bien que depuis 2014, le nombre de nouvelles contaminations soient en baisse, de nombreuses mesures peuvent encore être prises pour lutter contre cette maladie.

La Déclaration de Paris

Lors de la Journée mondiale de lutte contre le sida 2014, des maires venus du monde entier se sont réunis à Paris (France) pour signer une déclaration en vue de mettre fin à l’épidémie de sida dans leurs villes. En signant la Déclaration de Paris de 2014, les maires s’engagent à ce que les villes donnent un « coup d’accélérateur » pour mettre fin au sida en prenant une série d’engagements.

Ces engagements comprennent notamment la réalisation des objectifs 90-90-90 de l’ONUSIDA afin que d’ici 2020, 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur séropositivité, 90 % des personnes conscientes de leur séropositivité au VIH soient sous traitement antirétroviral et 90 % des personnes sous traitement aient une charge virale indétectable, ce qui permettra de les maintenir en bonne santé et de réduire le risque de transmission du VIH.

La déclaration, initiative de la Mairie de Paris, du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), du Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) et de l’Association internationale des Soignants du VIH/sida (IAPAC) a été signée par une soixantaine de villes et se situe dans le prolongement des principes dits « GIPA » (greater involvement of people living with HIV/AIDS), adoptés en 1994 lors du Sommet de Paris sur le sida.

Pourquoi les villes ? Les 200 villes les plus touchées par l’épidémie abritent, selon les estimations, plus d’un quart des 35 millions de personnes vivant avec le virus dans le monde
. Dans de nombreux pays, les villes abritent plus de la moitié de l’ensemble des personnes vivant avec le VIH. A Paris, le taux de contamination est 5 fois plus élevé que dans le reste de la France. D’ici à 2050, 60% de la population mondiale vivra en milieu urbain.

Les mégacités – villes dont la population dépasse 10 millions d’habitants – se situeront en très grande majorité dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. L’accélération des ripostes au VIH dans les villes sera donc essentielle pour mettre fin à l’épidémie de sida.

La Déclaration de Paris de 2014 comprend des engagements visant à mettre l’accent sur les communautés les plus affectées par le VIH, à mobiliser des ressources pour une meilleure intégration de la santé publique et du développement, à établir et intensifier les stratégies urbaines de lutte contre le VIH, et à utiliser la riposte au sida comme « catalyseur pour une transformation sociale positive ».

Les villes s’engagent à soutenir les acteurs clés de la lutte (ONG, services sociaux, professionnels de santé, malades) en leur fournissant assistance technique, formations, en facilitant leur coordination et leurs activités.

publié le 06/04/2016

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